LES MOTS SE BOUSCULENT

18/09/2018

Yom Kippour, Jour du grand Pardon. Jour prophétique du Grand Pardon final a venir quand ta Gloire resplendira à jamais par la venue du Mashiah, que tu balaieras à jamais les différences, que tu mettras en fuite les ennemis du bien, de l'Amour qui t'anime.

Yom Kippour pour moi aussi...Ta Grandeur a voulu que tu sois accessible à toutes , à tous, sans acception de personne, tu as fait de ta création entière ton Amour unique. Toi le Parfait, toi la Lumière cristalline, taillée dans le diamant le plus pur qui soit, toi qui est celui que nul ne peut contempler tant ta Sainteté dépasse l'entendement de l'humain, cette poussière à qui tu as insufflé ton souffle de vie, de connaissance, de liberté.

Les mots se bousculent face à ce que tu es et ce que je suis. Incomparable en fidélité tu n'as jamais failli à ta Parole, tu as dit et tu as fait. Aucun compromis ne respire en ton sein, aucune déviation sur ton chemin étroit celui qui mène à ta Maison, celle qui sera un lieu de Prière pour toutes les nations, temps où ton Nom seul sera proclamé.

Rétrospection oblige, David le chantait en son temps "mes péchés sont constamment devant mes yeux". Comment ne pas reconnaître ma désobéissance, mon cou raide quand tu brilles de mille feux dans ma Vie, éclairant chaque recoin, chaque pièce de mon être tout entier ?

Comment ne pas être secouée par ta bonté en surabondance qui couvre mes péchés en abondance ?

Comment ne pas être terrassée par ta Justice pleine et entière quand la mienne n'a de nom que l'injustice trempée dans un simulacre d'honnêté humaine ?

Comment ne pas être transpercée par ta Loyauté à toute épreuve quand la mienne est synonyme d'égoïsme , se noyant dans des étangs de raisonnements loin de tes pensées ?

Comment ne pas être pénétrée par ton Amour qui surpasse toutes choses quand le mien est à l'impatience ce que le temps d'un été est à la saison passée ?

Comment , oui comment ne pas être confondue par l'exactitude de ta Parole, quand la mienne ne coule que par mes émotions, mes certitudes d'un jour, emportées par les aléas de la vie ?

Comment exprimer le tourbillon qui m'anime,  moi qui n'ai aucune excuse, moi qui suis tel un roseau secoué par le vent, moi qui ne peux t'égaler dans ton sacrifice suprême pour me pardonner mes désobéissances, mes trahisons, mes infidélités ?

Comment oser même m'adresser à Toi le Pur le Parfait, moi qui ai besoin que tu me laves de toutes mes souillures quotidiennes, moi qui ai bien souvent perdu la notion du Blanc, revêtu d'une robe entachée indigne de toi, de ta Présence ?

Comment ne pas comprendre ta Main tendue en ce Jour du Pardon, Main qui vient bénir quand mes cris s'élèvent vers toi implorant ta grâce et reconnaissant mes manquements ?

Je n'ai pas de mots, tout de ma vie sans toi brouille notre relation , mais tout en Toi appelle au retour à la Maison, au Pardon. La délivrance est inscrite dès le commencement dans ta Parole, elle coule telle le vin de la vigne , sa robe adamique couvre l'Autel du sacrifice, déchirant le voile de séparation, faisant de moi ta fille celle a qui tu as accordé ton Pardon par le seul moyen que tu as décidé. Le Salut , le Pardon est en Toi, nul ne peut y accéder sans ce magnifique don de ta Personne, Yom Kippour est là pour me le rappeler.

Oui les mots se bousculent, tu me laves années après années dans ton Amour de Pardon, puisses-tu me garder debout, fidèle sur ce chemin qui mène aux Noces de Victoire.

J'ai besoin de ton Pardon, j'ai besoin que coule sur moi ton eau vive, j'ai besoin de sentir que tu me laves encore et encore, j'ai besoin de Toi mon Aba. J'ai besoin de Ta Force qui se révèle dans ma faiblesse, afin que mon emouna grandisse dans ce que tu nommes dans ta Parole Yahshoua, la délivrance.