A TIRE D'AILE

01/09/2018

Eretz , terre choisie par Adonaï, que tu le veuilles ou non, c'est ainsi, mystère décidé par le Saint des Saints, tu n'y peux rien.

Elle attire , vers elle, par elle, cette terre sacrée, en amène plus d'un, en repousse beaucoup, mais un jour les grains de sable feront la différence face à l'indifférence de ce monde plus qu'antisémite, anti-Adonaï, anti-Torah, anti-Yahshoua.

La colombe , dans sa pure blancheur survole à tire d'aile le bleu méditerranéen, elle en connaît les contours, le chemin, bien avant toi, bien avant moi, elle a dans ses plumes le tracé de son ancêtre , sorti tout droit de l'arche, elle obéit à Noé, elle se pose revient , repart, l'olivier dans sa bouche comme preuve de la fin d'un courroux terrible.

Aujourd'hui, tu la regardes, elle converge comme envoyée elle aussi, elle migre, passage obligé le débarcadère d'Israël.

Étrangement, à l'intersection de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie Centrale, les oiseaux migrateurs viennent se poser en Israël avant de  lever l'ancre ou de faire une halte, Printemps et  Automne.

Deux fois par an, tout comme le calendrier biblique deux périodes de Saintes Convocations, la première au Printemps, la fin en Automne...

C'est encore en Israël, vois-tu, que se trouve la plus importante protection des trésors naturels. A tel point que le monde entier peut assister à un ballet magique d'arrivées et de départs, de milliers de cigognes, grues, pélicans, colombes. Vecteur de vie , Israël porte en son sein la magie de la reproduction, du sacré, du saint.

Savais-tu que la Colombe gémit comme elle roucoule ? Savais-tu qu'elle souffre comme elle se réjouit, savais-tu qu'elle sait aimer mais n'a jamais pu manifester de haine ni d'agressivité.

Savais-tu qu'elle porte aussi , parfois, le nom de Colombe diamant, mais là uniquement quand elle est si petite qu'elle reflète la lumière de la pierre précieuse. Elle se dore alors d'une couleur bleutée, celle qui transpire quand le diamant arrive à son paroxysme de beauté.

Mais surtout, savais-tu que Dame colombe donne vie par deux œufs à chaque couvée ? comme les deux Maisons d’Israël,  Le sud et le Nord...Jamais un jamais trois, toujours deux...

Savais-tu qu'il ne lui faut pas plus de 14 jours, soit deux fois 7 pour arriver à éclosion...Étrange n'est-ce pas...

Tu vois, c'est elle qu'Adonaï a choisi pour rassurer notre ancêtre, faire redémarrer une humanité déjà inscrite dans la noirceur de la débauche. C'est elle que tu retrouves dans le Shir HaShirim, ce Cantique des Cantiques bafoué dans la lecture par les infidèles à l'amour. 

Eretz c'est ma colombe , c'est elle qui m'attire, j'y vais à tire d'ailes, mes pensées migrent, je suis dans le trésor du Père, gardée par mon Shomer, ce gardien de tous les temps qui reviendra sceller les deux Oliviers pour n'en faire plus qu'un.

Savais-tu qu' à-tire-d'ailes tu n'es qu'à quelques heures du pays promis ? savais-tu que la Colombe envoyé par Noé, signe distinctif du Mashiah, porte le surnom de Paix, ce Shalom de réconciliation, de guérison, de bénédiction ? 

Tout comme la Colombe qui gémit de son attente de délivrance, tout en roucoulant l'amour de la vie en plénitude,  je gémis à mon Eretz, et je chante l'amour passionné de la joie future d'y fouler à jamais ma terre, Sa Terre.

Eretz ? c'est ma colombe, sa majesté dans son envol, sa pureté dans le dessin de son créateur, ce volatile qui survit tant dans le désert que dans la moiteur de la ville en émoi. 

Comment te dire, toi qui n'y voit qu'une destinée comme une autre, ah oui c'est cela justement, c'est ma destinée, et cela tu n'y peux rien, l'appel du Roi est plus fort que la raison de l'homme.

Noé a lancé sa colombe , un jour elle n'est plus revenue...mais avant cela elle a reçu dans son doux bec, une branche de l'olivier qui avait survécu au naufrage céleste. J'ai reçu d'Adonaï l'olivier sauvage dans mes racines, greffées à l'olivier Franc, je ne suis plus qu'un avec lui, ma sève venant du parfumeur, comme l'encens et la myrrhe cadeaux de celui qui crée tout, qui peut tout.

Dans sa bouche la Colombe portait déjà la Parole de la délivrance, du bonheur retrouvé, du Shalom permis par l'Amour en personne. De même , il a glissé dans ma bouche le rouleau de la vie à jamais, celui que tu savoures sans faim, parce qu'il est l'Olivier verdoyant, celui qui résiste aux intempéries, repoussant les limites de l'immortalité.

C'est à tire d'ailes , à la rencontre de l'aigle royale, que colombe je suis , colombe je vole, colombe je me libère de tous les carcans de ce monde de folie. C'est à tire d'ailes , vois-tu, que je puise mes forces en celui qui est ma vie, qui m'attend , qui m'appelle. C'est à tire d'ailes, que l'on prend de la hauteur, pour dépasser , laisser, abandonner, tout ce qui fait fil à la patte et qui retient la vie.

Eretz, tu n'y peux rien, c'est l'appel de celui qui rassemble, c'est la terre de celui qui l'a voulue ainsi, c'est le lieu de débarcadère , là où le Maître de toutes choses a donné l'ultime et sublime rendez-vous.

A tire d'ailes, elle m'attire à elle , cette terre, cet Eretz, parce que l'oiseau revient toujours dans son nid...